07-02-2012, 11:35
Édition Mobile
Borderlands

Mise en situation : vous êtes un chasseur de trésors à la recherche de la crème de la crème à travers un vaste univers. Soudainement, vous entendez parler d’une planète du nom de Pandore qui possèderait un secret mystérieux d’une valeur inestimée : l’Arche. Aussitôt, direction ce nouveau monde, des terres dévastées et habitées par des gangs douteux et des monstres sauvages. Si ce n’est pas l’endroit idéal pour passer ses vacances, c’est l’emplacement rêvé pour sauter des cervelles, frapper tout ce qui bouge en jeep et piler absolument n’importe quoi qui traîne sur votre passage. Ah! Parce que oui, Borderlands est un gros foutoir, mais probablement un des meilleurs foutoirs de l’année. 

 

Le A à Z de Pandore:
Qu’est-ce que Borderlands? Il s’agit là d’un titre qui s’autoproclame un «First Person Role Playing Shooter». Effectivement, le genre peut sembler confus dans vos têtes, laissez-moi vous expliquer : c’est un jeu de tir à la première personne avec des éléments de jeu de rôle et des éléments de MMORPG. Vous êtes lancés dans un monde assez vaste où vous gagnerez de l’expérience pour chacune de vos actions (tuer, compléter des missions, tuer, accomplir des succès, tuer…) Lorsque vous en aurez gagné assez, vous passez à un niveau supérieur, ce qui vous permet de dépenser 1 point bien mérité dans vos compétences et de gagner en vie et en force. Si on compare souvent Borderlands à Fallout 3, il est tort de dire que ses éléments de jeu de rôle sont identiques : on voit plutôt une ressemblance avec les «Skills Trees» de Diablo II. Si à la base, j’avais un doute sur l’utilité de cet aspect du gameplay, on se rend compte que ça change significativement la puissance de notre personnage, mais pas assez du côté de la manière de le jouer. En parlant des chasseurs de trésors, il y a 4 classes qui brillent d’une superbe diversité : Roland le soldat, Brick le furieux, Lilith la sirène et Mordecai le chasseur. Ce qui fait en sorte qu’on possède 4 expériences de jeux complètement différentes, c’est principalement grâce leur compétence de base. Si je trouve qu’on n’a pas beaucoup de diversité au sein d’un même personnage, il est tout autre lorsqu’il s’agit de passer de l’un à l’autre. Et pour cela, chapeau 2K Games! Sinon, pour clore sur mon explication, pourquoi les éléments de MMORPG… parce vous constaterez que, malheureusement, les missions ne sont pas très.. diversifiées. Je peux vous résumer toutes les missions du jeu par ceci : voyager, tuer, ramasser, revenir. Un peu dommage, tout de même.
 
 
 
Les affrontements sont toujours d’une férocité qu’on ne se lasse pas!
 
 
Pour devenir le meilleur chasseur, ça prend le meilleur équipement, vous vous doutez bien! Pour ce faire, vous pourrez récupérer des «loots» (objets qui tombent lorsqu’on tue quelqu’un) et les garder ou les vendre. C’est en vendant et en ramassant de l’argent au sol que vous pourrez magasiner dans les différents magasins du jeu. Voici là le grand plaisir de Borderlands : trouver cette meilleure pièce qui viendra compléter votre arsenal! Je dois dire que ça fonctionne étonnamment bien, puisqu’on ne se lasse pas de parcourir le monde à la recherche de ces nouveaux bijoux. Si votre cœur n’est pas à la marche, vous aurez accès aux jeeps assez tôt dans le jeu. Le système est bien réalisé, mais je constate quand même que les jeeps s’accrochent trop facilement aux éléments du décor et ça vient frustrant à la longue. Par contre, on préférera se servir de celui-ci que d’être obligé de marcher d’interminables distances à la course. Aussi, de devoir nécessairement être avec les autres d’une destination à une autre peut aussi être ennuyant, surtout en ligne. Également, l’IA (intelligence artificielle) est très facile à déjouer et, pour compenser le tout, on se fait littéralement DÉMOLIR par leurs attaques si on ne fait pas gaffe. Une chance, lorsque vous êtes terrassé, vous disposez d’un laps de temps où si vous réussissez à tuer quelqu’un de votre emplacement, vous reviendrez à la vie avec une portion de votre barre de vie à nouveau remplie. Et franchement… vous apprendrez à adorer cet ajout qui vous sauvera la peau plus d’une fois!
 
 
 
C’est lorsqu’on rencontre des gangs que l’action atteint son paroxysme!
 
 
Penchons-nous sur le temps et l’histoire:
Si la prémisse est intéressante, au final, l’histoire du jeu est assez terne, vide de saveur, comme on pourrait s’attendre de n’importe quel jeu de tir ou presque. Si vers la fin, on retrouve espoir en la trame narrative par l’approche des événements et l’ambiance, laissez-moi vous dire… ça se termine en queue de poisson, malheureusement. Votre première expérience prendra en moyenne 15 heures et, puisqu’il y a possibilité de recommencer le jeu à un niveau plus difficile avec le même personnage, votre deuxième fois sera sensiblement aussi longue, considérant le nouveau défi. Pour un jeu de tir, c’est très respectable. Pour un jeu de rôle, largement moins. Je laisse donc à vous de juger!
 
 
 
Une fois bien placé, vous réussirez facilement à tuer n’importe quel ennemi contrôlé par l’IA.
 
 
Seul contre tous:
Prenons un instant pour parler de la différence entre jouer seul et à plusieurs. Borderlands reste un jeu auquel il faut jouer à PLUSIEURS avant tout! Certaines compétences et certaines pièces d’équipement n’ont aucune utilité si on néglige l’aspect coopératif du jeu. En plus, puisque la difficulté augmente proportionnellement au nombre de joueurs dans la partie, cela devient une vraie promenade de plaisance seul puisque tous les ennemis sont ridiculement faibles. Aussi, en coop, il arrivera souvent que quelqu’un vous évite de longs voyages et vous le remercierez plus fort qu’autrement, parce que là ne se trouve pas du tout le plaisir du soft. Et vous avez deviné : seul, votre calvaire sera de marcher… marcher… et… encore, marcher. Pour fermer la parenthèse, sachez qu’on a là un de meilleurs jeux de l’année pour ce qui est de la coopération qui reste, aussi en LAN qu’en ligne, un vrai régal, mais pour ce qui est du jeu en solo, c’est beaucoup moins intéressant.
 
 
 
Les combats en jeep en un mot : INTENSE!
 
 
Atmosphère polluée, mais brillante :
Avec Borderlands, les concepteurs n’ont pas essayé de créer le titre avec les graphiques dernier cri pour faire fumer nos machines. Non, ils ont préféré jouer d’un style bien à eux qui rappellent le cel-shading, mais qui n’en est pas vraiment en même temps. Mais sachez que ce choix artistique est judicieux, puisque les terres dévastées de Pandore jouissent d’un charme extraordinaire. Du côté musical, sans tout renverser sur son passage, le jeu accomplit fortement la tâche et, du côté sonore, les bruits sont exacts. La qualité de la production est très difficilement contestable sur ces deux points.
 
 

On peut déplorer la faible diversité des ennemis.
 
 
Et le mystère enfin révélé:
 Pour terminer cette satisfaisante aventure, laissez moi vous parler de Borderlands, un jeu qui explose de plaisir à plusieurs. Il s’agit là du titre avec lequel j’ai eu le plus de plaisir avec mes amis depuis Castle Crashers qui commence tranquillement à dater. Pour de l’action pur et solide, vous ne pouvez pas vous tromper avec celui-ci. Je le conseille fortement et, sur ce, on se retrouve prochainement dans le monde saccagé de Pandore!

 

Pour : -Superbe atmosphère. -Un multijoueur mémorable. -Une combinaison réussie entre différents genres. -La rejouabilité est impressionante. -Un véritable plaisir à jouer!

Contre : -Mode solo ennuyant. -Une trame narrative assez faible. -L’IA est malheureusement assez bête...


Présentation : 9.0
Graphique : 9.0
Son : 9.0
Jouabilité : 8.5
Valeur : 9.0
Francking
Francis Couture

4 novembre 2009 à 14:11
Note
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