22-02-2012, 23:12
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(XBLA) AMY

La période de janvier étant traditionnellement assez creuse, c’est l’occasion de découvrir des jeux en téléchargements. Edité par Lexis Numérique pour PS3 et Xbox 360, AMY était longuement attendu. Il faut dire que derrière ce survival horror se trouve Paul Cuisset qui a bercé les années 90 avec le très célèbre « flashback ». Après des bandes-annonces prometteuses, AMY arrive donc à la rédaction de GameFocus. Notre mission, protéger une enfant d’une horde de zombies, et de soldats légèrement pédophiles sur les bords. Entrez donc dans cet univers amy chemin entre cauchemars et garde d’enfants. (Vous aurez droit à de nombreux jeux de mots de ce genre vous êtes prévenus).


 

Tu veux bien être mon amy?

Au début de l’histoire, on découvre une jeune femme répondant au nom de Lana qui accompagne Amy, une jeune fille autiste dotée de pouvoirs assez exceptionnels. Après un coup de fil à un hôpital, le train déraille. Amy est introuvable, et Lana se fait attaquer par un agent du train transformé en zombie, avant même que celle-ci puisse lui montrer son ticket. L’amende est salée, il faut retrouver Amy au plus vite, et en même temps éviter des zombies « morts de faim » et moches... très moches. Il faut dire que graphiquement, le jeu est dépassé. Des décors peu poussés, grossiers et étrangement sombres. On pourrait croire que c’est pour accentuer le côté horreur du jeu, mais quand on passe notre temps à se demander ce qu’il y a juste en face de nous, ce n’est pas gérable. On pourra cependant se réjouir de savoir qu’Amy à une lampe, ce qui nous permettra de vraiment constater que le jeu a graphiquement dix ans de retard, un sacré comble pour une histoire qui se déroule en 2034.


 

Prendre soin de notre petite Amy

On l’aura compris, les graphismes ne sont pas le point fort du jeu. Reste que l’ambiance du jeu est intrigante. Un mystérieux virus sévit dans toute la ville et Amy semble être totalement immunisée. Il faudra donc rester continuellement près de celle-ci. Premièrement parce que c’est votre rôle de ne pas la laisser aux mains de zombies dégueulasses, mais aussi parce qu’elle vous protégera de ce dangereux fléau qui vous change en lépreuse. Pour vous défendre, il faudra donc trouver des seringues, qui paradoxalement vous guériront de votre tête d’héroïnomane, mais aussi des barres en bois pour frapper vos ennemis. Ceux-ci s’avèreront complètement inutiles quand il s’agira de vous attaquer à des gros monstres sanguinaires. Seule issue, se cacher dans des placards. Et c’est là que l’on réalise un autre point faible du jeu. La maniabilité est assez exécrable! Le simple fait de courir avec la petite puis vous cacher est un véritable fardeau. On perd à chaque fois de précieuses secondes à se demander quel est le bouton pour qu’on entre toutes les deux, ce qui aura pour effet non seulement de vous énerver, mais aussi de vous faire attraper. Autre fardeau, le jeu souffre de nombreux « bugs » en tout genre, et il serait pas surprenant que vous rencontreriez sur votre route plus de bizarreries que de monstres tout au long du jeu qui compte 5 chapitres.

Amyrement déçu

Paradoxalement, Amy est là pour donner un peu de baume au coeur. L’intéraction offre au jeu une campagne solo, mais très axée sur la coopération. En effet, cette petite fille ayant des problèmes d’élocutions vous rendra de nombreux services en piratant des systèmes électriques en un rien de temps ou en créant des pouvoirs surnaturels rien qu’en dessinant. De quoi mettre Sam Fisher ou Snake à la retraite. En parlant de ces deux zigotos, on tombe justement sur quelques scènes d’infiltrations dans les chapitres. Malheureusement, le côté très sombre du jeu ne vous aidera pas, ni même les angles de caméra qui sont assez désastreux. Enfin, ne comptez pas non plus sur les sauvegardes. Elles se font automatiquement lors des points de passages qui sont parfois vraiment éloignés, nous rappelant aux bons souvenirs des temps anciens où la sauvegarde n’existait pas.



Focus final

Amy n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Les graphismes, la maniabilité et autres bogues repousseront les moins patients d’entre nous. Il faut dire que le jeu ne semble pas être passé par la division « qualité assurance » tellement de nombreux passages sont bâclés. Néanmoins, pour ce petit prix, (800 ms ou 9$) il vaut le coup d’oeil. Ne serait-ce que pour Amy qui est vraiment choupinou. Le jeu l’est beaucoup moins, mais amusera assurément les fans du genre.

Pour : Un côté coopératif pour un jeu solo De la réflexion par moments Durée de vie convenable (5 chapitres + 1 boss)

Contre : Les phases d’infiltrations Graphismes vraiment trop sombres Maniabilité désastreuse Dialogues bien trop plats Un nombre incalculable de bugs


Présentation : 6.5
Graphique : 5.5
Son : 6.5
Jouabilité : 4.0
Valeur : 6.5
colonel klink
vincent spartien

12 janvier 2012 à 00:01
Note
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